Somnolence au volant : le danger n°1 des retours de vacances

La fatigue est à l’origine d’un accident mortel sur cinq sur l’autoroute, et près d’un sur trois est lié à la somnolence. Alors que les retours de vacances battent leur plein sur l’A6, la Sanef et la Sécurité routière rappellent que s’endormir au volant ne prévient pas. Voici nos conseils d’auto-école pour rentrer en toute sécurité.

Un danger sous-estimé sur l’autoroute

Sur autoroute, la conduite est monotone : peu de virages, une vitesse stable, un paysage qui défile. Ce confort apparent endort, littéralement. La somnolence serait à l’origine de près de 20 % des accidents mortels sur ce réseau. Le piège, c’est qu’on croit toujours pouvoir « tenir jusqu’à la prochaine sortie ». En réalité, quelques secondes d’assoupissement à 130 km/h, c’est plus de 180 mètres parcourus les yeux fermés.

Reconnaître les signaux d’alerte

Le corps prévient toujours avant de lâcher. Bâillements répétés, paupières lourdes, yeux qui piquent, nuque raide, difficulté à rester dans sa voie ou à maintenir une vitesse constante : ce sont des signaux à prendre au sérieux immédiatement. Baisser la vitre ou monter le son de la radio ne réveille pas, cela ne fait que masquer le danger quelques minutes.

Les bons réflexes avant et pendant le trajet

Avant de partir, on dort suffisamment : prendre la route fatigué après une journée de plage ou une courte nuit est une erreur classique des retours. On évite aussi les heures les plus à risque, entre 2 h et 5 h du matin et entre 13 h et 16 h, quand le corps réclame naturellement du repos.

Pendant le trajet, la règle est simple : une pause de quinze à vingt minutes toutes les deux heures. Si plusieurs conducteurs sont à bord, on se relaie. Et au moindre signe de fatigue, on s’arrête sur une aire pour un vrai micro-sommeil de quinze à vingt minutes : c’est le seul remède réellement efficace. Café et boisson énergisante peuvent aider à repartir, mais jamais en remplacement du sommeil.

Un enjeu que nous travaillons dès la formation

À l’auto-école, la gestion de la fatigue fait partie de l’apprentissage de la conduite, au même titre que la vitesse ou les distances de sécurité. Savoir écouter son corps et anticiper une pause, c’est une compétence de conducteur responsable, utile bien au-delà de l’examen. Pour nos jeunes permis autour d’Auxerre, souvent au volant pour la première fois sur de longs trajets, ce réflexe peut sauver des vies.

En résumé

La fatigue ne se négocie pas. Un conducteur reposé, des pauses régulières et l’écoute des premiers signaux suffisent à transformer un retour de vacances à risque en trajet serein.

Sources : Sanef, campagne de sensibilisation à la somnolence (2026) ; Sécurité routière, « La fatigue et la conduite ».

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